Dolly Zoome

ᚋ 𝙴𝚜𝚜𝚊𝚒𝚜 𝚍𝚎 𝚗𝚘𝚝𝚎𝚜 𝚌𝚞𝚛𝚒𝚎𝚞𝚜𝚎𝚜 𝚎𝚗 𝚒𝚗𝚝𝚎𝚛𝚜𝚝𝚒𝚌𝚎𝚜.

Article premier

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J’ai toujours aimé Internet. L’internet des années 2000, celui de mes 10 ans, les premiers forums et la découverte de l’écriture. Je m’y perdais tout les mercredis après-midi, chez ma grand-mère qui avait fait installer un ordinateur dans la petite chambre en espérant donner envie à ses petit·es-enfants de venir la voir. 

J’aimais la créativité de cet univers d’évasion qui n’était pas encore victime de la grande méchante monétisation de contenu. 

Alors oui, ce premier article a un petit goût de « c’était mieux avant » et je ne pourrais pas complètement nier une certaine nostalgie. Même si je pense qu’il y a des choses incroyables dans tout l’arc-en-ciel de possibilités que ces deux époques opposent.

J’ai écris grâce à Internet, je peux même affirmer que j’avais des facilités en français et plus d’imagination grâce aux heures que je passais à écrire pour sculpter le caractère de mes personnages. Je m’investissais dans ma cyber-vie, j’apprenais à coder mes forums et passais des heures à faire des recherches sur mes hobbys.  

Puis vinrent les études supérieures, mon métier dans l’illustration qui demande investissement, coeur et temps. J’ai beaucoup moins lu, j’ai consommé le scroll sans vraiment savoir ce que ça activait en moi, j’ai recommencé à faire beaucoup de fautes et je synthétisais toutes mes pensées pour qu’elles rentrent dans un cadre « algorythmable ». 

Les passions en elle même ne m’ont pas quitté, la curiosité non plus, mais elles avaient tendance à se consumer plus vite, elles se consommaient. 

Soyons clair: ce n’est pas un texte qui fait l’apogée de la « slow-life », c’est un privilège dont je n’aimerais pas imposer la pensée. C’est plutôt un texte de moi geek enfant qui parle à la Dolly geek adulte. 

Je trouve ça très politique de prendre le temps d’écrire, de parler, d’écouter. 

Il y a longtemps que j’ai désinstallé les réseaux sociaux de mon téléphone, sans les supprimer, j’essaye d’être juste plus consciente de la place que je leur accorde dans mon temps. 

Je veux qu’Internet me serve à quelque chose, y retrouver mon envie d’y développer mes pensées, parler de ce que j’aime, me questionner. 

J’ai envie de partager les vertiges des oeuvres que je découvre. Me laisser happer des heures avec comme simple envie de poser des mots sur ce que je ressens. Sans penser forcément à la validation de mon sujet par la quête d’attention d’Internet.

Et oui, même si le blog est mort. Justement?

Je ne sais pas si vous vous souvenez ou si simplement j’étais le seule. Mais personnellement, mon père m’avait encouragé à créer mon propre site à mon nom sur Wanadoo juste pour parler de ce que j’aimais. J’ai une grande tendresse pour ces moments là.

  1. Photo d’une visiteuse regardant le modèle de globe au Royal Ontario Museum of Geology & Mineralogy (1957) ↩︎

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